La smart factory platform de CIPAM a reçu le prix de la Transformation Numérique lors du SEPEM Toulouse 2026. Une récompense qui vient distinguer une solution construite autour d’un problème très concret : comment savoir, en temps réel, ce qui se passe réellement dans l’usine ?
Où est le composant ? Où en est l’ordre de fabrication ? Quel équipement est disponible ?
Sur le papier, ces questions semblent simples.
Dans une usine, les réponses peuvent pourtant se trouver dans plusieurs endroits : un ERP, un MES, un WMS, un fichier Excel, un terminal mobile… ou parfois dans la tête d’un opérateur.
C’est justement à ce niveau que commence le travail de CIPAM.
La smart factory platform automatise la collecte des informations directement sur le terrain et les fait remonter dans les systèmes de l’entreprise. Les flux et les stocks peuvent ainsi être suivis en temps réel, sans demander aux opérateurs de multiplier les scans ou les saisies.
Cette solution vient d’être distinguée par le Prix de la Transformation Numérique des Trophées SEPEM Toulouse 2026. Le jury professionnel du salon a notamment retenu sa capacité à automatiser le suivi des flux et des stocks, à réduire les saisies manuelles et les erreurs, tout en s’intégrant aux outils déjà utilisés par les industriels.
« Une usine ne se digitalise pas en ajoutant un logiciel de plus »
Pour Anthony Noclercq, directeur commercial de CIPAM, le sujet est d’abord là :
« Une usine ne se digitalise pas en ajoutant un logiciel de plus, mais en faisant remonter la bonne donnée, au bon moment, sans effort supplémentaire pour les opérateurs. »
Cette phrase résume assez bien la démarche présentée au SEPEM.
La technologie n’est pas ajoutée pour elle-même. Elle vient s’insérer dans un processus existant.
Un portique RFID peut identifier automatiquement une palette à son passage. Un tunnel peut contrôler un flux. Un chariot connecté peut enregistrer un mouvement. Une armoire à outillage peut savoir quel équipement est pris ou remis à sa place.
L’objet est identifié, l’information est horodatée et peut être rattachée à l’opération concernée : ordre de fabrication, expédition, contrôle, entrée ou sortie de stock.
Pendant ce temps, l’opérateur continue son travail.
La donnée naît sur le terrain
C’est l’un des points clés de la smart factory platform : éviter que la donnée soit reconstruite après coup.
Avec la RFID et d’autres technologies d’identification automatique, l’information est captée au moment où l’action se produit.
Les données peuvent ensuite remonter vers les logiciels de l’entreprise : MES, ERP ou WMS.
On obtient ainsi une continuité entre ce qui se passe physiquement dans l’usine et ce qui apparaît dans les systèmes d’information.
Et c’est là que la traçabilité prend tout son sens : il ne s’agit plus seulement de pouvoir retrouver l’historique d’une opération, mais de disposer d’une information suffisamment fiable et actuelle pour agir.
Des problèmes très concrets derrière la digitalisation
Derrière les mots « industrie 4.0 » ou « transformation numérique », les problématiques rencontrées sur le terrain sont souvent beaucoup plus simples :
- Combien de pièces avons-nous réellement en stock ?
- Où se trouve cet équipement ?
- Quel lot est passé sur cette ligne ?
- Cette palette a-t-elle bien été contrôlée avant expédition ?
Les informations présentes dans le système correspondent-elles encore à la réalité du terrain ?
Lorsque les réponses nécessitent plusieurs fichiers, des saisies successives ou des recherches dans différents outils, le problème n’est pas forcément l’absence de données.
C’est souvent leur collecte, leur fiabilité ou leur circulation qui pose question.
Des résultats qui se mesurent
Au-delà du principe, CIPAM s’appuie également sur des cas d’usage industriels déjà déployés.
Dans un projet de contrôle des expéditions chez un client du secteur agroalimentaire, l’automatisation a notamment permis de contrôler 100 % des colis avant chargement et d’atteindre jusqu’à 98 % de temps gagné sur le contrôle des expéditions. D’autres applications concernent par exemple la prévention du FOD sur des outillages critiques dans l’aéronautique.
Ces exemples illustrent un point important : la valeur d’une solution de traçabilité ne se mesure pas au nombre de technologies utilisées, mais à ce qu’elles changent réellement dans les opérations.
Une récompense pour un travail d’équipe
Le trophée reçu à Toulouse est aussi une reconnaissance du travail réalisé par les équipes CIPAM autour de ces projets.
Vincent Routaboul, directeur général de CIPAM, l’a résumé simplement après la remise du prix :
« Très fier des équipes pour cette récompense, fruit d’un travail collectif ambitieux ! »
Derrière la smart factory platform, il y a en effet plusieurs expertises : comprendre le processus industriel, choisir la technologie d’identification adaptée, concevoir l’architecture, connecter les équipements aux systèmes d’information, développer les interfaces nécessaires et accompagner les équipes sur le terrain.
Une démarche concrète récompensée et reconnue
Cette distinction vient surtout mettre en lumière un sujet qui fait partie du quotidien de CIPAM depuis longtemps : rendre la donnée industrielle plus fiable, plus accessible et plus utile aux équipes qui travaillent avec elle.
La smart factory platform poursuit cette logique en reliant l’identification et la traçabilité aux processus et aux outils déjà présents dans l’entreprise.
Pas besoin de repartir de zéro.
Il s’agit plutôt de regarder ce qui existe, d’identifier les points où la donnée se perd ou demande encore trop d’interventions manuelles, puis de construire la solution adaptée au terrain.
Vous avez un flux difficile à suivre, des inventaires encore trop manuels ou une donnée terrain qui ne remonte pas correctement dans vos systèmes ?
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